Il arrive qu’une journée banale se termine de manière chantante. Il peut même arriver que celle-ci, au final, surtout si c’est moi qui chante, ne soit pas très marrante. Cela dit, il est également permis qu’elle devienne épatante. Pour faire bref, elle peut très bien vous laisser de marbre ou, comme Jean-Michel, apathique. Mais elle peut aussi vous entraîner dans des danses endiablées, hystériques.

Vous en avez marre des semaines de travail abrutissantes. Vous vous ennuyez, tout simplement, un dimanche. Laissez alors éclater vos talents artistiques, ou invitez Riton c’est plus pratique ! Faîtes d’un jour morose, une journée attirante. Avec un peu de chance, surtout si je suis là, elle sera ahurissante. Avec un peu de bol, surtout si je suis présent, elle sera même admirable. Et avec un peu de tasse, vous ferez rire malgré vos jeux de mots particuliers. Vous parviendrez même à vous amuser, sans avoir à élaborer, même si c’est bien dommage, de théories historiques, malthusiennes ou pythagoriciennes.

Les cartes sont entre vos mains, à vous de bien les distribuer (n’oubliez pas les jokers) pour passer un moment agréable. Tout cela peut se conclure avec un sourire en coin et la pensée joyeuse, après des efforts éreintants. Mais le bonheur peut également se trouver, en toute simplicité, autour d’une boisson gazeuse, non gazeuse, alcoolisée, non alcoolisée, sirotée nonchalamment sur une terrasse... je pense à une verveine. Certains jours vous n’aurez rien à craindre, vous serez entourés de bonnes ondes. D’autres fois, malgré la volonté que vous mettrez pour vous divertir en organisant un moumoute vole – c’est comme avec le pigeon – ou un lancé de moumoutes, tout vous semblera insipide, fastidieux.
M’enfin, qu’importe le résultat, le principal sera de tenter, tenter de connaître un moment idyllique. On finit toujours par être récompensé lorsqu’on essaye d’être soi-même, d’être bien vivant. Il arrive même, quand on est sans le sou, ce qui n’est pas mon cas, qu’on se surprenne à apprécier des moments onéreux. Il arrive aussi qu’on prenne un temps inhabituel, très inhabituel même, pour choisir son veston ou, pour les gens normaux, sa tenue.

Vous n’anticiperez jamais la réussite de ce genre d’événement avec certitude. Mais il y aura forcément des moments attendrissants.

Bien sûr, la probabilité de joie sera plus grande chez les étudiants un jour d’admission, plutôt qu’un soir d’ajournement. Parfois cela dépendra aussi, et c'est d'actualité, du résultat du match de football. Quelques-uns de ces moments pourront même être synonymes d’espoir. D’autres vous plongeront dans une profonde déprime. D’autres encore provoqueront en vous une étrange sensation d’oppression. Il vous faudra alors vous libérer de quelques poids, pour réorganiser votre phratrie.
Une soirée entre amis restera toujours particulière, ne serait-ce que par les souvenirs, bons ou mauvais, qu’à chaque fois elle nous laisse… ce billet est pour toi, Jean-Guy Laubépin !