Enquêtes et Anecdotes de Riton Lacapuche, enseignant-chercheur !

Riton Lacapuche, enseignant-chercheur de renom, passe son temps libre à résoudre moult mystères ! Et ce, grâce à son intellect surpuissant, voire inégalable !

29 octobre 2009

Récapitulaschtroumpf des enquêtes et anecdotes (bis)

Bonsoir (ou bonjour si vous regardez ce billet en différé de l'heure où il a été concocté), enfin bref coucou tout le monde !

En attendant de poster de nouvelles histoires - l'échéance sera plus ou moins longue en fonction de mon emploi du temps mais également de mon inspiration trépidante (ou pas) - je vous propose de patienter en (re)découvrant la deuxième série des aventures de Riton, qui s'est achevée avec Les taxes Hirouge. Les titres se sont cette fois inspirés des albums bullés, non pas d'un célèbre reporter à houppette, mais d'un petit garçon très fort et très gentil créé par Peyo. Voici la liste et les liens des 13 enquêtes et anecdotes correspondantes :

Essuie-glaces et coups fourrés (3 parties)

Le cirque Bourboni (2 parties)

Les dix dauphines (3 parties)

Frank Frank

Tonton Philibert (2 parties)

Les douze traîneaux de Riton Lacapuche

L'histoire de la désunion (3 parties)

Hold-up au Crédit Bulle (3 parties)

Le secret de l'aubépine

La route du Sud (4 parties)

Madame Angéline (4 parties)

Le postiche (3 parties)

Les taxes Hirouge

Et pour les retardataires vraiment attardés et en retard, le lien direct (sans passer par la prison ni la case départ) pour accéder à la première saison de Riton, si l'on veut comparer cela à une série de télévision huppée. Riton Lacapuche avec pour acteur principal Riton Lacapuche, avouez que ça aurait son charme !

A très vite j'espère, et merci de suivre ce blog.
Votre dévoué ami, Riton.




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14 octobre 2009

Les taxes Hirouge

Que les malandrins qui croyaient que j’étais en vacances s’auto-flagellent avec des orties campagnardes ! La raison de ma longue absence est en réalité due à la rentrée universitaire, qui offre son lot de difficultés insurmontables si l’on ne prend pas le temps nécessaire pour les résoudre.
Outre les préparations de cours – j’en ai prévu un de toute beauté sur le rôle du chiendent dans la culture occidentale – et les problèmes administratifs à s’arracher les cheveux - ou pour moi à se décoller la moumoute – j’ai été sollicité à plusieurs reprises par ma hiérarchie afin de donner mon avis sur différentes questions.

La dernière sollicitation en date, qui est l’objet de mon intervention du jour, fut celle de celui qu’on appelle le doyen du département d’Histoire, en raison de son âge avancé d’abord, mais aussi et surtout parce qu’il est le directeur de l’unité de formation et de recherche (UFR), et donc qu’il ne faut pas rigoler avec lui sinon pan-pan fesses-fesses. Enfin, ceci était surtout vrai il y a quelques années car depuis quelques temps, il perd un peu la tête.
Toujours est-il que, fort de son autorité et de son prestige, Fernand Hirouge, c’est son nom, abordât avec confiance son dernier entretien avec moi. Il voulait me présenter sa dernière idée de réforme, une parmi tant d’autres que nous appelons entre collègues les taxes Hirouge, car nous trouvons cela drôle. Oui, nous nous contentons parfois de peu.

Croyant qu’il faisait appel à moi pour mon expérience et mon génie connu de tous, je dus rapidement déchanter, ce qui est évidemment une image étant donné que je ne chante jamais en sa présence, et je chante d’ailleurs très peu, même quand je suis seul. Mais je m’égare d’Austerlitz.
S’il m’avait convoqué dans son bureau, c’est parce que sa dernière idée me concernait de près. En effet, sa dernière lubie était d’interdire tout accessoire de beauté dans l’enceinte de l’université, et ce disait-il pour « appliquer la transparence du monde politique au monde universitaire ». En d’autres termes, il voulait que tout le monde assume sa personnalité, y compris son physique. Finis le rouge à lèvre pour les enseignantes, les lentilles pour les myopes, et a fortiori la moumoute pour Riton. Telles étaient entre autres ses volontés. Les réfractaires au règlement se verraient obligés de payer une taxe de cinq euros par jour, plus un paquet de gâteau pour son goûter de seize heures.

Vous comprendrez alors mon indignation à l’idée de me promener nu-tête dans les couloirs, ou d’acheter des petits Lu à un grand-père. Sous le coup de la colère, je me mis à lui dire qu’il était totalement à côté de la plaque, que sa décision était despotique et qu’il se permettait ça parce qu’il était laid comme un poux, qu’il n’avait plus un poil sur le caillou, et qu’il n’était du coup pas choux du tout.
Il se mit alors en boule, tel Sonic le hérisson, que je ne connais pas mais que mes étudiants ont en mémoire, et il m’expliqua que ce retour au naturel, en vogue avec le mouvement écologiste actuel, était nécessaire pour une bonne image de l’université. Je compris alors qu’il était complètement décati et gaga, telle Lady, que je ne connais pas mais que mes étudiants n’arrêtent pas d’écouter.
Je décidai alors de mettre un terme à notre discussion, en sachant de toute manière que son idée ne serait jamais acceptée par les membres du conseil d‘administration de l’université, que je ne connais pas, et mes étudiants non plus.
Pour bien terminer, je décidai de lui envoyer cette merveilleuse réplique dans les oreilles, sans passer par la Poste : « Vous me comparez à une cruche ayant besoin de s’immerger, et vous faîtes bien car tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ! ». Et je partis, le laissant bouche-bée dans ses babouches.

Je viens d’apprendre que suite à cette proposition, le doyen a été envoyé en maison de retraite. Giscard, Balladur et Jacques Balutin vont en baver, ayons une pensée pour eux.
 
FIN.

Posté par Fantaroux à 00:21 - Enquêtes et Anecdotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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